Dimanche 16 mars, vers 17 h 00, alors qu'un pétrolier se ravitaillait à la raffinerie de Donges, qui appartient à Total, une
canalisation s'est rompue et le fuel s'est échappé dans la Loire.
D'après Total, quatre cents tonnes ont été déversées. Trois cents tonnes se seraient concentrées « sur les berges autour de la raffinerie » et le reste, cent tonnes donc,
auraient été emportées par le fleuve vers l'estuaire de Saint-Nazaire. Lundi matin, la nappe s'étendait sur 22 kilomètres.
Le produit, du fuel de soute (utilisé comme carburant par les navires), est toxique et les équipes de secours doivent éviter tout contact avec la
peau.
D'importants moyens ont été mis en œuvre lundi et mardi pour contenir la marée noire et pour empêcher le public d'approcher. Des barrages flottants ont été installés devant la centrale EDF et des
petits affluents ont été fermés pour éviter que le fuel remonte dans les marais salants.
Photo de Cormoran mazouté lors de la catastrophe de l' Amoco Cadiz il y a tout juste trente ans
De façon concrète, la zone est écologiquement sensible, avec de nombreuses populations d'oiseaux. L'estuaire de la Loire est d'ailleurs classé dans le réseau européen Natura 2000. La Ligue de protection des oiseaux indique que les animaux les plus vulnérables sont les oiseaux des vasières et des roselières (plantations de roseaux). L'association est aussi très en colère de n'avoir pas été prévenue, alors que « notre association participe au dispositif marée noire en tant que spécialiste de la faune sauvage ».
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