Rendez-vous fixé à 20.30 pour le début du voyage : nous arrivons peu avant 20.00 heures dans un hall d'aspect froid, vous savez, ces hangars où
ont lieu les foires agricoles...
Normal, nous sommes à quelques mètres des bâtiment du Parc des Expositions de Rennes.
Ma déception sur le lieu n'est pas atténuée par une ambiance plutôt chaude ( radiateurs poussés à fond ) et un public que je qualifierais de ... hum... vieillissant ! Eh oui, c'est que les premiers
fans de Mr B. ont son âge !!
Nous attendons patiemment, comme le reste du public, très calme.
Puisc'est Bernard Lavilliers qui, au micro, caché derrière le rideau, nous sort de notre torpeur en
présentantBalbino Medellin, artiste déjà present sur le titre "les mains d'or" pour la première partie.
Quatre chansons plutôt sympa et puis... et puis les premières notes de "Samedi Soir à Beyrouth" laissent apparaître en ombres chinoises sur l'immense rideau laissé fermé, les musiciens et mon
chanteur préféré.
Ca y est, le concert a commencé, je suis partie, heureuse d'être là...
Huereuse d'écouter ce baroudeurplutot assagi qui ne manque pas de distiller pourtant des
allusions politiques concises mais placées judicieusement sur les morceaux successifs ( "Bosse" ,"Killer", "Ordre nouveau" et "Troisiemes couteaux" ).
Son antipathie envers "le nain" est quasi jouissive chez lui et fait réagir ostensiblement une salle qui met un peu de temps à bouger.
Bouger, bouger : comment rester le c... assis sur son fauteuil à un concert de B.L.? Dès l'intro de " Solitaire", mon homme m'entraine vers le devant de la scène pour apprécier au plus près les 9
musiciens présents avec lui, et surtout danser, remuer, aux notes de salsa, reggae, bossa...
Les musiciens, parlons en : tous polyvalents, définis même de "polymorphes" par le Boss lui même, excellent véritablement sur scène.
On assiste à une communion parfaite qui fais vite monter la mayonnaise Lavillieresque sur "Le Bal" par exemple .
Quelques moments d'émotion sur des chansons interprétées magistralement comme "Petit", "Le clan Mongol" , ou encore, en guise de cadeau de fin de concert , sur "Betty".
Emotion partagée et vite balayée par la tornade Lavilliers qui n'hésite pas à descendre de scène et fendre la foule avec deux de ses musiciens pour interpréter au milieu de son public " La salsa"
ou encore en interprétant seul à la guitare sèche "Fortaleza" et le classique "On the road again".
Bref, presque 2.30 heures de concert, un bonheur immense, une chaleur et une présence indéniable.Du pur bonheur!!! Allez assister à ce merveilleux moment, je vous
assure que vous ne serez pas déçus !
A consommer sans modération ! J'y retournerai bien moi !
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