Ingrid BETANCOURT renonce à la politique

Publié le par Isabelle



  • L'ex-otage des Farc a évoqué des "menaces précises" qui l'empêchent de retourner pour l'instant en Colombie.


  • Plus que la politique, elle estime qu'il existe d'"autres moyens" d'aider son pays.



Non, elle n'y retournera pas, du moins pour l'instant. L'ex-otage de la guérilla des Farc Ingrid Betancourt a en effet évoqué des "menaces précises", l'empêchant pour l'instant de retourner en Colombie. Lors d'un entretien avec la radio colombienne Caracol, elle a également écarté lundi nouvelle participation à la vie politique de son pays. "Je ne veux pas retourner dans l'arène politique, c'est très clair", a déclaré la Franco-Colombienne, précisant qu'elle avait pris cette décision dès sa libération et qu'il existait d'"autres moyens" d'aider son pays.


Elle avait auparavant assuré que son "rêve" était de retourner en Colombie, mais a évoqué "des problèmes de sécurité", l'empêchant d'y retourner. Interrogée sur l'existence de menaces "précises" la visant, elle a répondu par l'affirmative. "C'est un sujet très délicat pour ma famille. Les enfants et ma mère sont très inquiets", a-t-elle ajouté, avant de rappeler que pour la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie, le groupe de 15 otages libérés le 2 juillet dont elle faisait partie était un "objectif militaire".

Un espace de dialogue doit être ouvert


Le 12 septembre, un organisme de soutien aux étudiants fondé par le père d'Ingrid Betancourt, l'ICETEX, avait pourtant annoncé qu'elle était attendue à Bogota pour un hommage à ce dernier, fin octobre. Contacté, l'ICETEX a indiqué n'avoir pas de nouvelles d'une annulation.


Au cours d'un dîner avec Alvaro Uribe à New York dimanche soir, Ingrid Betancourt a également évoqué ses "compagnons (encore) otages, un sujet fondamental qui reste une obsession prioritaire", pour elle. "J'ai vu un président très bien disposé et ouvert à la recherche de solutions, aux contacts avec la guérilla et aux avancées dans ce domaine", a-t-elle ajouté. "Le président peut être très bien disposé mais si la guérilla n'ouvre pas un espace de dialogue, cela restera un monologue", a-t-elle également déclaré avant d'appeler le nouveau chef des Farc, Alfonso Cano, à rechercher "de nouveaux chemins politiques". "La situation est compliquée car les Farc sont hermétiquement fermées, mais aujourd'hui, plus que jamais, il leur faut des contacts" avec l'extérieur, a-t-elle conclu. 

Article à retrouver sur http://ingrid-betancourt.over-blog.net/

Publié dans L'information du Jour

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