Les meilleures sorties des bibliothèques municipales

Publié le par Lili407

Les classiques littéraires ne font plus recette dans nos bibliothèques. Dans son dernier numéro, Livres Hebdo  révèle que les Zola, Stendhal et consorts se sont fait détrôner par... Zep et son personnage génial , Titeuf !!!  Entre autres...  

 Que lit-on en bibliothèque ou plutôt qu’emprunte-t-on ? On pourrait croire que les sorties les plus fréquentes correspondent aux meilleures ventes en librairie.

Hé bien non ! En tête de cette liste monopolisée par la fiction à 99 %, on trouve Titeuf et Tom-Tom et Nana, deux personnages de références dans le domaine des livres pour la jeunesse. Ils occupent à eux seuls les seize premières places du palmarès dans lequel la bande dessinée et les mangas sont fort bien représentés.

Ce décalage entre les meilleurs vendus et les meilleurs empruntés constitue la surprise principale dévoilée par Livres Hebdo. Pour la première fois, le magazine professionnel a établi ce classement auprès de seize grandes bibliothèques municipales représentatives après avoir contacté 200 établissements. Harry Potter ne figure pas dans ce top 50 et le Millenium de Stieg Larsson est classé en 18ème position. « La notion de best-seller construit une représentation concentrée des choix des lecteurs qui décrit assez mal la réalité des emprunts en bibliothèque, constate Claude Poissenot, Sociologue à l’Université Nancy 2. »

Hormis les auteurs pour la jeunesse, le polar avec Patricia Mac Donald et le roman historique avec Jean Anglade trouvent donc plus de lecteurs en bibliothèque qu’en librairie. Christine Ferrand, rédactrice en chef de Livres Hebdo, y voit « une belle démonstration des fonctions complémentaires des deux circuits : il y a les livres qui se lisent vite, que l’on emprunte parce qu’on veut se distraire – d’où la prépondérance de la BD et de la fiction en général -, et ceux que l’on achète parce qu’on veut les garder ou les offrir. »

Aux Etats-Unis, la bibliothécaire et auteur de polars Barbara Fister fait le même constat dans le magazine américain The Library Journal. « En ces temps de crise, les ventes de livres s’effondrent et les prêts en bibliothèque progressentchaque lecteur son livre, chaque livre son lecteur » Dans une situation d’émiettement généralisé de l’édition française – de plus en plus de titres, de moins en moins de tirage – ce lectorat n’est pas à négliger.

En 2007, 6 millions de personnes ont emprunté plus de 132 millions de livres en bibliothèques municipales. Et les achats des bibliothèques représentent 5 % du chiffre d’affaires de l’édition française.

Pour cette spécialiste, les éditeurs et les bibliothécaires ont le même but qu’elle résume dans cette formule : « chaque lecteur son livre, chaque livre son lecteur »

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