Offres d'emploi chez EADS

Publié le par Isabelle

Cela n'aura échappé à personne, il y a deux jobs disponibles chez EADS. Nous vous proposons aujourd'hui la description de ces deux postes, car si vous deviez avoir le profil et la motivation, il vous faut faire acte de candidature assez rapidement, vu que les noms de quelques pistonnés circulent déjà pour l'occupation des deux bureaux vacants.

Le premier job, c'est celui de "corbeau" dans l'affaire Clearstream. Accessoirement, il faudra aussi être directeur général du Groupe, mais c'est surtout par le côté "corbeau" que vous serez connu et apprécié. Attention cependant, ce n'est pas du tout un emploi fictif ! Même s'il ne s'agit que de trafiquer des listings pour aider des amis politiques, le salaire, lui, est bien réel. Cependant, il convient objectivement de préciser que la fonction de corbeau impose parfois quelques visites chez le Juge. Les premières fois c'est pour y semer le vent, et les fois d'après c'est pour y récolter les tempêtes.

Le second job disponible, c'est celui de co-président du Groupe. Pour ceux qui ne savent pas ce que cela veut dire, on va simplifier: c'est au dernier étage, et c'est là où il y a de la moquette par terre. Ce job-là, on vous le recommande, puisque selon l'excellent Canard de cette semaine, hors salaire et autres accessoires, l'affaire rapporte plus de 10,5 millions d'euros en 18 mois. Le boulot est assez simple, puisqu'il s'agit de dire que vous avez dépassé Boeing, puis de vendre vos actions et celles de vos enfants, puis de dire qu'en fait, pour Boeing, c'était une blague.

Entre temps, vous aurez satellisé le cours, puis vos bénéfices, à condition de vendre avant de dire que c'était une blague, mais après avoir dit que vous aviez cassé les pattes de derrière à Boeing.

Petite précision, concernant l'article du Canard, qui revient sur les 1,5 millions touchés par les 3 enfants de Monsieur Forgeard, précédent occupant du poste au cours de ces derniers 18 mois : selon nos informations à nous, ce serait 1,5 millions... chacun, donc 4,5 au total.

Pour le reste, le compte est bon : 3 ans de salaire en golden parachute, dont un an au titre d'une clause de non-concurrence alors que Boeing n'a jamais eu l'intention d'embaucher un ex-EADS. Non inclus dans l'addition, un paquet impressionnant de stock-options, et une ardoise qui dépasse le million par mois sur les 18 mois en question, et qui coûte des milliards aux petits porteurs à qui on a fait un joli coup d’accordéon sur le cours.

La bonne nouvelle, c'est que la plaisanterie ne s'arrête pas là, puisque toujours selon le Canard, l'heureux retraité va en fait devenir conseiller pour la restructuration d'une certaine société... Airbus.

Quelle rigolade !

Publié dans Billet d'humeur

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