Au jardin ,gite et couvert pour papillons
Le plantain, le séneçon et l’ortie plantureuse, ces herbes que bien des jardiniers qualifient de mauvaises, poussent à l’envi dans le jardin refuge. Des petites plages de millet, de tournesol y sont semées par le propriétaire du lieu.
Depuis que l’association Vivarmor a lancé son opération refuge à papillons il y a deux ans, 80 familles ont aménagé des espaces naturels pour papillons y compris des communes comme Trégueux, Plérin ou Plouha.
« En un siècle, le département a perdu 25 % des espèces de papillons qui y vivaient et bien des espèces encore étaient vouées à la disparition ».
En cause, l’utilisation massive de pesticides et la disparition de friches dont les papillons ont un besoin vital pour se nourrir et se reproduire.
« C’est simple : une plante disparaît, un papillon disparaît. L’ortie, le fenouil, certaines graminées… quand elles sont éliminées, le papillon aussi ! »
Vivarmor a édité un petit guide pour aider les jardiniers amateurs à créer un refuge : « il faut laisser quelques mètres carrés d’herbes sauvages qu’on fauchera une fois l’an ; semer quelques plantes nourricières, garder un peu de lierre pour aider les adultes à passer l’hiver et ne pas utiliser de pesticides. »
« Le jardinage étant le loisir préféré des Français, avec 2% du territoire couverts par les jardins particuliers : si beaucoup le font, l’impact est énorme ! »
En parallèle, une association nationale, Noé conservation, invite les jardiniers amateurs à sortir dans leurs jardins et à décrire les papillons qu’ils y voient à des fins de recensement. « 10 000 personnes se sont déjà inscrites et ce n’est qu’un début ! »
Voici des contacts pour plus d’infos et recevoir le guide :
Vivarmor nature, 10 bd de Sévigné, 22000 St Brieuc 02 96 33 10 57
Photo Luc Manil (Lépidoptéristes parisiens)
