Exclu : Jean paul Gaultier remet çà avec madonna !

Publié le par Isabelle

Madonna pop model

Un show énorme. Quatre tableaux. Des costumes à tomber. Revenant juste de Los Angeles, où il a assisté aux ultimes répétitions de Madonna à quelques jours du lancement de sa tournée 2006 (Confessions Tour débute le 21 mai dans la ville californienne), Jean Paul Gaultier a été «soufflé par le degré de professionnalisme» atteint par la déesse mondiale de la pop.

Seize ans après avoir créé les tenues désormais fameuses (corsets, seins coqués) du «Blond Ambition Tour», le Français remet donc ça. Avec un timing serré : rencontre avec la star en novembre, premiers essayages il y a quelques semaines, envoi des presque 400 tenues (pour elle, les danseurs, les musiciens) hier jeudi, et répétition générale avec les costumes ce samedi à LA, le tout sans une minute de répit.

Un danseur s'est récemment fracturé la mâchoire ; «Madge» opère constamment de petits changements ; les entraînements s'enchaînent depuis des semaines dans un endroit baptisé «le bunker», en périphérie de Los Angeles. Ce week-end, le show sera filmé dans son intégralité, afin d'y détecter d'éventuels couacs (un filage est également prévu avec une chorégraphe tenant le rôle de la Madonne qui, installée dans la salle, scrutera tout une dernière fois). Il se pourrait que le concert s'ouvre sur Future Lovers (extrait du dernier album), dont la version scénique contiendrait un sample du I Feel Love de Donna Summer. Madonna n'a-t-elle pas dit qu'elle voulait transformer chaque stade ou mégasalle de son périple mondial en «gigantesque dancefloor» ?

A une première partie «équestre», avec bombes, hauts-de-forme, cravaches et jodhpurs succédera une partie «bédouins» (la chanson Isaac), puis une séquence plus rock («never mind the bollocks»), et enfin une «disco», avec Hung Up en final et sans rappel ­ le tout en environ deux heures. Avec une recette potentielle de 200 millions de dollars, cette tournée pourrait être la plus imposante jamais lancée par une artiste (quatre dates sont prévues à Paris-Bercy fin août, déjà complètes). En 2004, son «Re- Invention Tour» avait rapporté 125 millions de dollars, attirant plus de 900 000 fans de par le monde, en 56 dates.

Tous les employés, ou presque, de Jean Paul Gaultier travaillaient encore, en milieu de semaine, à la finition des costumes. Soit une quarantaine de personnes qui fabriquent tout, sauf quelques pièces de l'univers équestre venant de chez Hermès (où Gaultier est en charge de la ligne féminine). Ravi mais lessivé, le créateur français, qui appelle la star «Madonna» quand elle lui donne du «Hi Gôltier» ou encore «Djipigi», ne livre aucun chiffre quant au coût de l'affaire. On apprendra juste, de manière sibylline, qu'il y a seize ans «il y avait un budget». Et qu'aujourd'hui, la maxime à la mode serait plutôt «quand on aime on ne compte pas». Entre temps, le sponsoring très agressif des marques italiennes (Versace et Dolce & Gabbana), qui ont l'habitude d'inonder les stars de vêtements et de sacs, a certainement changé les habitudes de la Madonne. En tout cas, Djipigi s'est dépensé sans compter. Chapeau bas.

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